2.8. Apparence

L’aspect visuel de l’interface est un facteur ergonomique. C’est évidemment aussi un facteur esthétique.
Une interface séduisante et simple sera plus facilement acceptée. L’apparence est une qualité superficielle importante.
Il s’agit du visage de l’interface. Comment elle apparaît au regard de l’utilisateur.

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Dessin

L’apparence concerne tous les aspects visuels de l’interface. Les formes, les couleurs, les animations et les textes participent à l’idée que l’utilisateur se fait de l’outil. Une apparence complexe renverra une impression de confusion et de complexité. À l’opposé, un système trop pauvre visuellement peut évoquer un outil peu fonctionnel et peu sophistiqué. L’interface doit donc être esthétique, fonctionnelle, lisible et cohérente. Sa simplicité formelle doit être proportionnelle à sa simplicité d’usage.

Le dessin du clavier est central. L’apparence des touches est une question omniprésente. La grille et ses éléments varient potentiellement à chaque contexte. L’unité du système dépend en partie des touches.
Le dessin des informations est aussi crucial. Cela influence la lecture et la compréhension de l’interface. Organisation et forme sont étroitement liées pour délivrer une expérience complète.

L’affichage des fonctions est relative au design de l’information. C’est sa partie la plus sollicitée car l’affichage des fonctions informent l’utilisateur sur les actions possibles et celles engagées. Cet aspect est déjà très codifié par les outils existants. En effet, l’affichage des fonctions apparaît déjà à l’écran, sous forme textuelle ou graphique. Dans le cas de ce dernier, l’emploi des icônes est conditionnée par une série de codes graphiques. Un changement radical des symboles traditionnels engendrerait de la confusion.

Typographie

Le traitement des polices de caractères est une question à la fois formelle et fonctionnelle. Le choix d’une police générique est nécessaire à l’interface. Mais le clavier étant régulièrement utilisé pour saisir du texte, l’affichage de la police peut être une option pertinente. Famille, police, corps, taille, graisse, etc. sont des paramètres contrôlables. L’interface nous permet de les afficher en temps réel, au moment de la saisie. Des tests sont nécessaires à évaluer l’intérêt de cette fonctionnalité.

Transition

Dans l’usage de l’interface, l’affichage est amené à changer régulièrement. Ces chngements peuvent être locaux ou globaux. Respectivement, dans une zone spécifique, voire une seule touche. Ou l’ensemble de l’affichage peut être modifié. Ces changements peuvent être plus ou moins radicaux. L’utilisateur doit comprendre ce qui se passe, ce qui a changé et ce qu’il peut faire. L’animation d’ouverture et de fermeture des fenêtres dans les systèmes d’exploitation contemporains proposent des solutions réfléchies à cette question. Dans le cas du clavier, cette problématique est nouvelle. Il faut concevoir une ou plusieurs méthodes de transition entre deux états, qui soient esthétiques, simples et compréhensibles.

Personnalisation

Tous ces critères nous guident vers une voie de conception. L’interface qui se veut aussi universelle qu’un clavier physique doit respecter les contraintes formelles explicitées. D’un autre côté, cette interface peut évoluer, se modifier et changer infiniment. On peut donc imaginer que son apparence soit intégralement modifiée par l’utilisateur. Chacun pourrait «dessiner» son propre système. Tous les aspects peuvent être changés. Couleur, forme ou comportement seraient de simples paramètres à la disposition de chacun. Mais les observations font apparaître que cette proposition apparaît vite comme très complexe et n’intéresse que peu d’utilisateurs.

Observations

L’apparence de l’interface est aussi importante que ses fonctions. Le design de l’interface doit être global pour garantir la qualité générale de l’interaction. Une forme universelle semble préférable dans la plupart des cas pour simplifier l’usage et permettre de se concentrer sur l’interaction. Celle-ci est complexe et doit respecter des codes et des contraintes. L’interface est dynamique et cela offre la possibilité à l’utilisateur de modifier son interface dans une certaine mesure, ou d’accroitre la quantité d’information affichée ; à l’instar de la typographie en temps réel. Mais l’apparence est aussi conditionnée par la métaphore que soutient l’interface.

L'apparence de l'interface est un critère essentiel que j'ai parfois délaissé pour me focaliser sur la mécanique de l'interface. Cependant sans une forme claire et satisfaisante, l'outil n'est pas complet. L'intelligence d'un outil réside autant dans son fonctionnement que dans la façon dont elle se donne à voir.